L'amitié;
C'est un papillon fragile et coloré,
Qui pour voler,
Ne peut s'alourdir ni de promesses,
Ni de projets,
Ni de contrats,
Plus que l'amour; elle est pudique:
Il n'y a pas de mots pour dire "je t'aime"
En amitié.
La colère;
C'est un élan trop fort,
Que l'on donne a soi-même,
Et qui vous emporte,
À la façon d'un joueur
De bowling,
Qui ne lacherait pas sa boule,
Le public amusé,
Lui,
Vous regarde glissé.
Le courage;
Qu'il est beau,
Seul,
Contre tous.
Qu'il est grand quand il emporte sur soi,
peur qui retient,
Quand il soutient une envie,
Qu'on croyait insensée.
Qu'il n'est rien quand on en fait
Pour la haine,
Un argument.
La coquetterie;
Déjà chez un enfant,
Au crayon rouge ou bleu,
Elle dessine l'espoir,
D'être un jour attendu,
Peu-être désirée.
Elle n'est pas vanité,
Mais simple habileté,
Pour montrer a chacun,
Que vous au moins,
Vous vous aimez.
La timidité;
Elle contient des élans,
Des forces,des marées,
Et des mots de bonheur,
Des gestes,des baisers,
Vous fait jeter ces fleurs,
Tendrement achetées.
Elle décide pour vous,
Quel avenir heureux vous sera refusé.
Le départ;
Quand l'idée est acquise,
Que les adieux sont faits,
Quand les choses et les gens,
Rangés aux souvenirs,
Sont restés là derrière,
Alors là, seul,
Face au vent, à la mer,
Et à la destinée,
Je sais qu'à l'heure du départ,
Depuis longtemps,
Je suis parti.
La patience;
Elle est longue, elle est large,
Elle s'étale,
Pour d'obscure ambitions,
Devant vous,
On la déroule,
Mais elle n'est guère épaisse,
Et n'a pas d'avenir,
De généreux; Elle n'a rien,
Elle n'est qu'une fierté,
Des impuissants.
La charité;
Au contraire de l'amour,
Elle n'est en fait,
Qu'un plaisir à soi-même,
Qui ne prive de rien,
Si ce n'est de ce
Qu'on choisi de donner.
Parce qu'ils n'en ont pas d'autre,
C'est la seule liberté
Des égoïstes